Sandrine Gatignol

Du noir surgit toujours la lumière. C’est l’une des raisons pour laquelle Sandrine Gatignol a choisi d’expérimenter le monotype comme nombre d’artistes avant elle, notamment à l’époque de l’impressionnisme. Autodidacte, elle s’est formée au fil des rencontres en fréquentant les ateliers d’Ourida Ichou et Noriko Yamamoto.  Elle invente une nouvelle expression plastique en utilisant de l’encre épaisse d’imprimerie, des vitres et des chiffons. Chaque œuvre est unique, le monotype ne permettant d’obtenir qu’un seul passage. À la source de son inspiration : la nature comme symbole de renaissance dans la culture taoïste. Un jour, l’artiste vit surgir de ses paysages des formes blanches et subtiles, irriguées de nervures noires. Des corps de femmes si vivants, source de fécondité et d’humanité, évoquant les croyances chamaniques pour lesquelles les arbres sont « le peuple debout », gardien de la planète.